Tous les articles par ct

SONDAGE

Craignez-vous que les manifestations contre les régimes
de retraite aient un impact négatif sur votre activité
pour la fin de l’année ?

Vous êtes une majorité à redouter une baisse d’activité provoquée par les grèves et manifestations contre les régimes de retraite qui se répètent depuis plusieurs semaines consécutives. Les professionnels du tourisme franciliens sont, sans aucun doute, les plus impactés puisque d’après l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), le taux d’occupation des hôtels à Paris était, en décembre dernier, inférieur de 30 points à ce qu’il était à la même période en 2018. Un mois déjà “sinistré” à cause des manifestations des Gilets jaunes ! Même constat pour le secteur de la restauration qui, a lui aussi, chuté de 30 à 50 % en région Paris-Ile-de-France en décembre dernier.

Un casque immersif
à Montbéliard Tourisme

© Pays de Montbéliard Tourisme

L’OT propose aux visiteurs une expérience unique pour découvrir la région. Muni d’un casque immersif, le visiteur simule un survol en montgolfière du territoire et se téléporte dans un voyage multi-sensoriel. Il sélectionne par le regard les points d’intérêt (temple, théâtre gallo-romain, musée de l’Aventure Peugeot…) et découvre ainsi la richesse du Pays de Montbéliard en 3D. www.paysdemontbeliard-tourisme.com

 

Douze sites pour réinventer le patrimoine

© Parc de Wesserling

Suite à l’appel à projet “Réinventer le patrimoine” lancé notamment par le gouvernement pour mettre en valeur le patrimoine touristique via la réhabilitation de sites en projets hôteliers, culturels ou événementiels, 12 projets lauréats ont été retenus sur 96 dossiers déposés. Parmi eux : le Parc de Wesserling (Haut-Rhin), le Château de L’Isle Briand (Maine-et-Loire), le Fort Saint-Nicolas de Marseille (Bouches-du-Rhône) ou le Couvent de la Visitation du Puy-en-Velay (Haute-Loire). www.atout-france.fr

Les Palaces de France
en images

https://youtu.be/9reAY50-tQE

Atout France et les 31 Palaces de France ont renouvelé leur campagne de communication à travers une série de vidéos conçues pour susciter l’envie d’un séjour. Un plan de communication web et réseaux sociaux, relayé par le réseau Atout France à l’international, permettra de s’assurer de leur large diffusion. Les Palaces partenaires de cette campagne s’en feront également le relais auprès de leurs réseaux. www.atout-france.fr

LA PHRASE

© Gilles_Cramps

Suite au moindre intérêt des jeunes européens pour le ski, il est important de réinvestir ce segment de clientèle en réinventant un imaginaire, en développant des offres en adéquation avec leurs aspirations actuelles et en faisant la promotion sur les réseaux sociaux que les jeunes utilisent” explique Caroline Leboucher, directrice générale de Atout France.

Pour la directrice, ces clientèles là sont surtout désireuses de découvrir un environnement, une atmosphère, à travers des activités diverses, que ce soit en journée ou pour sortir le soir. Cette richesse d’offres doit être fortement valorisée auprès des clients en mobilisant tous les distributeurs : les tour-opérateurs et agences et les acteurs digitaux. Atout France s’y emploie fortement en partenariat avec France Montagnes notamment, tant pour la saison d’hiver que la saison estivale qui performe de plus en plus avec les périodes caniculaires qui s’accroissent.

2,2 millions

C’est le nombre de touristes chinois qui ont visité la France en 2018. Une clientèle de poids pour notre pays notamment en termes de retombées économiques puisque leur consommation touristique est estimée à 4 milliards d’euros (soit 1 024 € de dépense par jour). La crise du coronavirus pourrait, ainsi, mettre à mal cette manne économique en cas de ralentissement des flux touristiques en provenance de Chine.
Alors qu’ils n’étaient que 715 000 en 2009, le nombre de touristes chinois n’a fait que progresser ces dix dernières années. Paris et l’Ile-de-France restent d’ailleurs la destination européenne la plus visitée par ces clientèles asiatiques. Si la crise du coronavirus perdure, les professionnels du tourisme redoutent un impact économique important notamment sur le secteur du luxe et de l’hôtellerie.

Val Cenis se lance
dans la tarification
dynamique

© Alban Pernet

Cet été, Val Cenis a été la première station française à adopter la tarification dynamique pour la vente en ligne de ses forfaits de ski. Un pari réussi puisque la station a doublé son chiffre d’affaires réalisé sur internet et séduit une nouvelle clientèle, plus jeune.
Ce qui l’amène aujourd’hui à enrichir son offre en ligne avec des packages associant ski et autres activités de loisirs.

Le 15 juillet dernier, Val Cenis lançait l’opération “1 Day-1 Deal- Anticipez, économisez” sur sa nouvelle plateforme digitale www.valcenis.ski. Une opération de e-commerce inédite pour une station de ski française puisqu’elle est basée sur la tarification dynamique. En clair, le prix des forfaits vendus sur le site varie selon la période, l’offre et la demande. Avec au final, des remises qui peuvent aller jusqu’à – 60 % par rapport au prix public en caisse. Autre atout du dispositif : la plateforme offre au client une vision globale des tarifs proposés durant toute la saison. Mais aussi un processus d’achat simplifié qui se fait en quelques clics. “En France, nous sommes des précurseurs alors qu’aux Etats-Unis et au Canada la tarification dynamique est utilisée depuis longtemps par les stations de ski. Même en Europe, certaines ont adopté cette pratique. Nous avons donc décidé de nous lancer à notre tour, d’autant qu’aujourd’hui, cette démarche commerciale est devenue la règle dans le e-commerce pour beaucoup de services, comme les hôtels, les billets de trains ou d’avions. Et c’est d’ailleurs devenu un mode d’achat pour la plupart des internautes. Sur le web aujourd’hui, tout le monde traque le meilleur prix, la bonne affaire” explique Yves Dimier, le directeur du domaine skiable de Val Cenis.

Récompenser l’anticipation

Pour mettre en place cette innovation commerciale, la station a fait appel à Liftopia, le leader américain de la tarification dynamique et des solutions de vente en ligne pour les stations de ski, les parcs aquatiques et de loisirs. Depuis sa création en 2005, l’entreprise développe une solution de e-commerce (Cloud Store) en “full service” (prestation globale) construit sur un modèle de “revenue/yield management”. Le principe consiste à adapter les prix aux évolutions de la demande pour optimiser la fréquentation de la station, et par conséquent le chiffre d’affaires. Pour Val Cenis, cette stratégie a été rendue possible grâce à un important travail mené sur des algorithmes créés à partir des données chiffrées apportées par la station tels que le chiffre d’affaires annuel de ces 3 dernières années, le taux de remplissage par semaine, les types de produits vendus, les profils des clientèles (française, étrangère, famille…). “Notre modèle économique récompense l’anticipation. Plus le client va acheter à l’avance son forfait en ligne, plus la remise sera importante. D’autant plus si vous achetez à une période creuse, comme pour cette année, la dernière semaine de mars qui est entre deux zones de vacances. Autre particularité de notre site : nous proposons des remises pour tous les clients (de 12 à 64 ans, de 5 à 11 ans, de 65 à 74 ans) et sur nos 13 forfaits Val Cenis (1 à 14 jours, ou 3 jours consécutifs). De plus, nous avons élargi, depuis peu, cette offre à des packages incluant forfait de ski et balades en chiens de traîneaux ; forfait, spa et cocktail de bienvenue, ou encore une descente en luge” résume Yves Dimier. A noter que l’entreprise Liftopia se rénumère via un pourcentage (tenu secret) prélevé sur la vente des forfaits et packages en ligne.

© Studio Viart/Modane

Doublement du chiffre d’affaires

Six mois après avoir lancé cette nouvelle formule de e-commerce, l’heure est au premier bilan. Et celui-ci est très positif. Le lancement a été fulgurant puisqu’en trois mois seulement, plus de 20 000 journées ski ont été vendues. Depuis, les ventes de forfaits 7 jours ont été multipliées par quatre par rapport à la saison passée. Et au final, le domaine skiable a doublé son chiffre d’affaires ! De plus, les achats concernent toutes les périodes de la saison, et les offres promotionnelles permettent de dynamiser les périodes de moindre fréquentation. “Nous avons été surpris d’obtenir d’aussi bons résultats. L’idée était de vendre plus sans trop dégrader notre rendement tarifaire/notre prix moyen car il faut tenir compte des charges fixes qui restent importantes. Cela demande d’ajuster les curseurs constamment” souligne le directeur.
Les motifs de satisfaction pour la station sont d’autant plus nombreux que les remises proposées sur le prix du forfait ne font pas forcément baisser le panier moyen des clients. En effet, si 90 % des ventes concernent des forfaits de longue durée (6 jours et plus), le nouveau système de tarification incite les clients à consommer plus de journée de ski. La station constate la même progression d’achat sur les produits additionnels aux forfaits de ski, comme la luge ou l’assurance. D’où sa volonté de lancer de nouvelles offres packagées, associant le ski à d’autres loisirs en partenariat avec les socio-professionnels de la station. “Notre formule 1 Day-1 Deal nous permet également de promouvoir toutes les activités hors-ski et de vendre ainsi davantage de loisirs. Après une remise sur un forfait de ski, les clients se laissent plus facilement tenter par l’achat d’une autre activité. Dans un futur proche, nous pensons également enrichir notre offre en proposant des nuitées et des réservations de restaurants afin de proposer des séjours packagés complets” explique Yves Dimier.

© AbacaPress/Manu Reyboz. L’opération a connu un tel succès que l’offre a été élargie à des packages incluant forfait de ski et activités de loisirs comme des balades en chiens de traîneaux ou des journées au spa. Ce qui permet de promouvoir toutes les activités hors-ski en station. Une réflexion est en cours pour enrichir l’offre avec des nuitées et des réservations aux restaurants.

Reconquérir les jeunes

Si le chiffre d’affaires est en hausse, la station peut aussi se réjouir d’un autre impact non négligeable : la conquête d’une nouvelle clientèle. En effet, 11 % des utilisateurs de la plateforme web sont de nouveaux clients (dont des étrangers comme des Brésiliens qui ont découvert la station via le nouveau site), et 9 % des skieurs n’étaient pas revenus à Val Cenis depuis au moins cinq ans. Mais surtout, 60 % des acheteurs en ligne ont entre 18 et 35 ans, ce qui rajeunit considérablement le profil client type de la station. “Grâce à cette plateforme, nous allons pouvoir fidéliser nos clients habituels mais surtout attirer une nouvelle clientèle, notamment les jeunes qui constituent une catégorie de clientèle de moins en moins encline à skier régulièrement. Or, ils représentent l’avenir car le renouvellement de la clientèle passe forcément par eux. Pour les conquérir, nous devons leur proposer de nouveaux canaux de commercialisation adaptés à leurs attentes et à leurs habitudes de consommations. Et cette plateforme y répond. D’ailleurs, nous avons facilité le processus d’achat sur n’importe quel appareil, ce qui fait qu’aujourd’hui 30 % des achats sont réalisés via un smartphone. Ce chiffre va forcément progresser car il s’inscrit dans la tendance du marché. Aujourd’hui, le succès de notre opération confirme bien notre pressentiment. La tarification dynamique représente l’avenir. Je pense que nous avons ouvert la voie, les autres stations vont suivre, certaines l’expérimentent déjà comme Avoriaz (voir zoom). D’ici peu cela deviendra la norme” conclut Yves Dimier.

Grâce à la tarification dynamique mise en place par la station, les clients peuvent obtenir jusqu’à 60 % de remise sur les forfaits par rapport au prix public en caisse, à condition de réserver le plus tôt possible. Ce système les incite à consommer davantage de journées ski, puisque depuis le lancement de l’opération l’été dernier, les ventes de forfaits 7 jours ont été multipliées par quatre par rapport à la saison passée.

Avoriaz teste aussi la tarification dynamique

La station haut-savoyarde se lance, elle aussi, dans la tarification dynamique mais à titre expérimental pour cette saison d’hiver. Et cela concerne uniquement la vente de ses forfaits 1 jour qui sont vendus sur son nouveau site www.skipass-avoriaz.com, mis en ligne en novembre dernier. Comme Val Cenis,
la station récompense l’achat anticipé. Ainsi, plus on achète son forfait de ski en ligne en avance, plus les tarifs sont avantageux, avec des remises pouvant atteindre jusqu’à – 60 %. L’objectif pour la station est de favoriser l’accessibilité au ski et d’attirer de nouvelles clientèles. “La tarification dynamique va nous permettre de développer notre commercialisation, en particulier sur des périodes moins fréquentées, même si des offres sont proposées tout au long de la saison” affirme Alain Blas, directeur général de la SERMA qui exploite les remontées mécaniques d’Avoriaz. Et d’ajouter : “Aujourd’hui, nous proposons des infrastructures de qualité, et même si nous continuons à investir, il nous fallait aussi innover commercialement. La tarification dynamique est un véritable bouleversement dans les usages de notre secteur d’activité” conclut le directeur.

 

Sondage

Craignez-vous que le Brexit ait des conséquences sur votre activité ?

Vous êtes une majorité à redouter les éventuelles conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sur votre activité. Cela pourrait engendrer une baisse de la fréquentation des touristes britanniques en France, en raison d’un surcoût de leur séjour. Toutefois, face aux multiples rebondissements du feuilleton Brexit, un grand nombre de professionnels du tourisme sont dans l’incertitude la plus complète. La désaffection des touristes britanniques sur notre territoire pourrait néanmoins avoir des conséquences directes sur les stations de ski alpines. Certaines sont, en effet, très fréquentées par la clientèle britannique. A l’instar de Morzine où elle représente 40 % de l’activité économique de la station, été comme hiver, et même 50 % du chiffre d’affaires des remontées mécaniques.

Métamorphose de la Part-Dieu à Lyon

L’un des plus grands centres de shopping d’Europe veut s’imposer comme une destination de loisirs, de shopping et de restauration incontournable à Lyon. D’ici cet été, le centre va gagner 32 000 m2 pour atteindre 162 000 m2 de surface, ce qui lui permettra de passer de 240 à 305 boutiques. Avec au programme : de nouvelles activités (cinéma multiplexe, club de fitness, site de réalité virtuelle…), et un pôle de restauration aux concepts uniques. Le centre vise 40 millions de visites par an contre 31 millions en 2018. www.centrecommercial-partdieu.com

Cap sur la Coupe du monde de rugby 2023

Atout France et le Comité d’Organisation France 2023 ont signé une convention de partenariat visant à promouvoir la Coupe du Monde 2023 à l’international pour attirer les touristes du monde entier. Plus de 600 000 visiteurs internationaux devraient se rendre dans les 10 villes françaises hôtes de la compétition. L’événement, diffusé dans 209 pays, constituera une occasion unique de valoriser les atouts des destinations françaises à l’international. www.atout-france.fr